Singulariser les territoires de montagne. Approches critiques des processus de labellisation dans les constructions territoriales

Coordinateurs :  Karine Basset (Larhra) ;Véronique Peyrache-Gadeau (Edytem)

 

Type de projet et nom complet :  Singulariser les territoires de montagne. Approches critiques des processus de labellisation territoriale (19e-21e siècles). Projet interdisciplinaire financé par le labex ITEM

 

Participants au projet pour le LARHRA : Karine Basset (responsable scientifique)

Autres participants : laboratoire EDYTEM : V. Peyrache-Gadeau, F. Hobléa, Chiara Piaï (doctorante), A. Brancelj (doctorante), N. Cayla, M. Duval ; IRSTEA : I. Arpin, A. Cosson ; laboratoire PACTE: C. Janin; membres d'institutions partenaires : C. Darroux (MPO Bourgogne, CS du Pnr Morvan); C. Beck, J. Vigreux (Conseil scientifique Pnr Morvan)

Début et durée : avril 2015 - septembre 2019

 

La quête de distinction est, depuis les années 2000, une voie privilégiée par les territoires ruraux. Elle s’opère via des labellisations qui mettent en jeu des valeurs autour des notions de patrimoine, d’environnement et de durabilité. Ce phénomène s’observe avec une acuité particulière en Europe dans l’ensemble des espaces de montagne.

Paradoxalement, en concourant aux multiples labels et marques, les territoires tendent à s’inscrire dans la dynamique concurrentielle du monde globalisé, tout en recherchant une manière propre d’exister. Cette quête, qui repose sur une identification explicite où chaque territoire se reconnait et se différencie, est par ailleurs prise dans des jeux de construction territoriale multi scalaire. Les singularités locales tendent ainsi à se dissoudre dans des territorialités plus vastes, celles des ensembles de grands massifs, des grandes régions, des grandes métropoles… Ces tendances fragilisent particulièrement les espaces dits protégés et notamment ceux, comme les Parc naturel Régionaux (PnR) ou les aires d’adhésion des parcs nationaux, dont la protection est de nature contractuelle et se construit sur une base volontaire des collectivités.

La phase actuelle de course à la distinction succède à plusieurs décennies d’une construction sociale et institutionnelle des territoires de montagne sur la base de caractérisations de nature économiques, socio-culturelles et/ou environnementales, aujourd’hui en cours de reformulation. Le mouvement de labellisation s’accompagne ainsi d’appels à l’innovation institutionnelle territoriale.

Par ailleurs, ces processus participent aussi d’innovations sociales, impliquant l’association de types d’acteurs diversifiés vers un objectif de changement, voire spécifiquement orientées vers l’amélioration de la « qualité de vie ». Dans cette approche, l’innovation sociale implique de transcender les objectifs purement économiques par de nouvelles valeurs répondant particulièrement à l’impératif de durabilité.

 

 

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