Savoirs

L’axe Savoirs procède de l’évolution de l’axe Éducation, cultures et constructions sociales fruit du rapprochement entre le LARHRA et le Service d’Histoire de l’Éducation (SHE, INRP). Ce nouvel axe élargit son approche et replace les questions d’éducation et d’enseignement au sein des problématiques plus générales de productions, de circulations et de diffusions des savoirs dans une perspective d’histoire culturelle et sociale de la Renaissance à nos jours.

Présentation

Cet axe s'intéresse à l'ensemble des savoirs du XVe au XXIe siècle. Dans une acception large, l’histoire des savoirs intègre l’histoire des sciences ainsi que la diversité des connaissances théoriques et abstraites, les savoirs pratiques, techniques, administratifs, scolaires, les savoir-faire professionnels. L'histoire des savoirs étudie non seulement les grandes disciplines instituées – et parmi elles l'histoire (historiographie et épistémologie) – mais aussi celles auxquelles notre société ne reconnait plus guère de valeur scientifique à l'instar de l'alchimie, l'astrologie ou la théologie, qui ont pourtant, longtemps et assurément, contribué à dire le monde. Elle est aussi une histoire de l’ignorance. L’histoire des savoirs s'intéresse tant aux acteurs, aux dynamiques, qu'aux espaces des savoirs. Elle permet, au carrefour d’une approche culturelle et sociale, d’appréhender les savoirs non dans un registre positiviste de vérité que l’on découvrirait progressivement, mais comme l’expression d’un rapport au monde à une époque et dans un milieu donnés. Elle accorde une place importante à l’élaboration des connaissances et à leurs transmissions. C’est en cela que l’histoire de l’éducation trouve pleinement sa place dans cette nouvelle définition de l’axe de recherche. L’axe focalise particulièrement son attention sur les relations respectives entre savoirs et éducation, croyances, pouvoirs, et écriture de l'histoire.