Pôle histoire numérique

La finalité du Pôle histoire numérique est de répondre aux besoins des chercheurs en matière d'outils numériques en leur proposant, outre une réflexion sur l'usage de ces outils, des pratiques et des logiciels conformes aux standards actuels, expérimentés dans la recherche en histoire et permettant d'assurer la pérennité de leurs données.

Appelé précédemment « Pôle méthodes », le « Pôle histoire numérique » (PHN) a été rebaptisé pour expliciter son engagement en faveur d'une intégration plus poussée des outils numériques dans la recherche en histoire et pour faciliter la compréhension de sa mission, tant au niveau national qu'international.
Son activité repose sur le travail d'une équipe mixte d'une douzaine de personnes, se composant à part presque égale d'enseignants-chercheurs et d'ingénieurs.
 
L'expérience montre qu'il est très difficile de proposer un suivi de multiples projets individuels, en développant chaque fois des solutions conceptuelles et logicielles particulières. Il est préférable de proposer aux chercheurs individuels ou aux projets collectifs une structure mutualisée de stockage, de visualisation et de traitement des données mais suffisament flexible pour s'adapter à leurs besoins spécifiques.
Ceci a amené le PHN à développer le Système Modulaire de Gestion de l'Information Historique (SyMoGIH) qui, à partir des compétences déjà présentes au sein du laboratoire en matière de bases de données pour l'histoire, a défini une méthode de modélisation générique et ouverte, permettant de stocker tout type d'information historique. Cette méthode a permis de mettre en place une plateforme collaborative, comprenant données relationnelles, spatiales et textes encodés selon les recommandations de la Text encoding initiative, qui est utilisée actuellement, ou qui a été utilisée, par une cinquantaine de chercheurs individuels et par une dizaine de projets de recherche (voir les publications).
 
L'élaboration d'un modèle générique autorisant la mutualisation et la réutilisation des données représente une opération scientifique car elle implique une réflexion sur la construction des objets historiques indépendamment de la problématique spécifique de chaque recherche. Le résultat de ce travail de modélisation est une sémantique construite collectivement qui permet la production collaborative de données historiques et qui est ouverte, en même temps, à l'interopérabilité avec d'autres sémantiques largement utilisées ou en cours de développement, en histoire, en sciences humaines, en bibliothéconomie, etc. De cette manière, les données produites par les chercheurs en histoire pourront être interconnectées avec celles issues des bibliothèques et autres institutions patrimoniales.
 
Outre le suivi de projets portés par les membres du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes, le PHN s'inscrit, grâce aux publications de ses membres et à leur participation à des colloques et à des ateliers, dans les réseaux nationaux et internationaux en humanités numériques. Plusieurs partenariats au niveau national et international sont en cours ou en préparation.