SOFTPOWARTS

Intitulé du projet :

Le soft power sud-américain : l'usage politique de la circulation des arts de la scène au XXe siècle

 

Acronyme : SOFTPOWARTS

 

Dates : Novembre 2021 - Décembre 2022

 

Porteur.e.s principal.e.s du projet :

Responsable du projet : Símele Soares Rodrigues (simele.soares-rodrigues@univ-lyon3.fr)

Co-responsable : Julien Caranton (julien.caranton@univ-grenoble-alpes.fr )

 

Membres du projet :

PEREZ Claudia (CIDDAE-Théâtre Solis)

DA SILVA Paulo Renato (Instituto Latino-Americano de Arte, Cultura e História – UNILA)

DIAZ SOTO Valeska (Institut für Archäologie und Kulturanthropologie)

ALVES BACELAR Moema (MAM-RJ)

DE SANTANNA GUERELLUS Natalia (MARGE-Lyon 3)

 

Descriptif :

« Le soft power sud-américain : l’usage politique de la circulation des arts de la scène au XXe siècle » s’inscrit au carrefour multidisciplinaire de l’histoire politique et culturelle et des relations internationales. Ce projet porte sur la circulation artistique intense entre les pays des Amériques dans laquelle le Brésil et les Etats-Unis s’avèrent les deux forces d’attraction et d’influence culturelle sur le plan régional et continental, mais aussi sur le plan transatlantique. Il s’agit de mettre en exergue l’usage de la culture comme quatrième dimension des relations internationales sur trois aspects fondamentaux : les acteurs privés ou publics et leurs diplomaties officielles et non-officielles, les arts de la scène comme politique culturelle étrangère, et la réception et la formation de l’opinion publique. Dans le cadre d’une démarche originale dans le domaine, en plus des archives diplomatiques classiques, le projet privilégie un corpus de sources inédit pour l’histoire des relations internationales : les programmes des théâtres municipaux du cône-sud, à commencer par Sao Paulo, Santiago et Montevideo.

Afin de contribuer à un renouvellement historiographique à partir d’une perspective locale et globale, ce projet met en lumière un « point mort » dans l’histoire des relations culturelles des Amériques : l’usage du soft power par des pays dits « périphériques ». En effet, cette approche se détache d’un discours « dominant-dominé » et donne la possibilité de discuter, sous un angle différent, des relations internationales de ces pays, et de proposer une nouvelle lecture de l’histoire globale. A cet égard, les études de Dipesh Chakrabarty, d’Edward Said et d’Homi Bhabha sont une source de réflexion fondamentale, que ce soit du niveau théorique que de l’ouverture méthodologique. 

Ce projet s’intègre dans la thématique « Sociétés et humanités numériques » de l’appel MSH Lyon Saint-Etienne. L’objectif porte sur la création d’une plateforme de recherche collaborative, complexe et vivante, qui a vocation de prendre en compte la totalité du processus historique et la « fabrique de l’histoire », dès la modélisation, la conservation et la gestion de sources primaires (programmes théâtraux), en exploitant les données via l’environnement virtuel de recherche Geovistory, jusqu’à la publication de résultats de recherche et à la vulgarisation scientifique, avec le soutien de la Maison des Sciences de l’Homme Lyon Saint-Etienne (MSH-LSE). Inscrit dans une démarche de production et d’investigation des données scientifiques collaboratives, cumulatives et interopérables, ce projet s’intègre dans le mouvement des « données ouvertes liées » (linked open data) par l’utilisation des technologies du web sémantique. Cette plateforme compte sur une interface grand public pour présenter d’une part « la fabrique de l’histoire » et permettre d’autre part à toute personne qui s’y intéresse de l’utiliser. Ce projet répond ainsi au critère de l’appel MSH Lyon Saint-Etienne d’impliquer des collaborations étroites entre les disciplines SHS et informatique mais aussi avec des acteurs de la société.

 

Axe(s) de rattachement : Axe de Recherche en Histoire numérique

Légende photo : Théâtre Solís de Montevideo

 

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