Congrès du G.I.S. Religions – pratiques, textes, pouvoirs « Soigner, guérir »

Français
Date: 
13/10/2021 - 10:0015/10/2021 - 17:00
Type: 
Congrès

organisé par : Béatrice CASEAU ; Pierre Antoine FABRE ; Anne FORNEROD ; Corinne FORTIER ; Frédéric GABRIEL ; Hervé GUILLEMAIN ; Philippe MARTIN ; Stefano SIMIZ

Lieu : MILC (Maison Internationale des Langues et des Cultures), 35 Rue Raulin, 69007 Lyon

 

 

Fidèle à l’orientation qui avait guidé le choix de la Tradition lors de son précédent Congrès, le GIS propose cette année : Soigner, guérir. Les mesures de lutte contre la pandémie actuelle ont montré une nette tendance à réduire l’humain à sa dimension organique, au nom de l’objectif de protection de la santé. Si « le sens de la vie ne gît pas dans nos organes, mais procède nécessairement d’une Référence qui nous est extérieure » (Alain Supiot), s’interroger sur cette « Référence » ouvre un champ de réflexion sur l’articulation entre le religieux et le séculier, la façon dont ils se saisissent des corps malades – ou considérés comme tels. De nombreuses disciplines sont mobilisées : histoire, philosophie, théologie, anthropologie, sociologie…

 

« Soigner, guérir » : soit un ou des objets qui ne soient pas en tant que tels inscrits dans le champ religieux, bien que la médecine en soit très longtemps restée inséparable, mais pour lesquels les sciences du religieux puissent offrir une multiplicité d’éclairages, hérités de l’histoire comme recueillis dans le monde contemporain.

 

Cette nouvelle thématique se développe selon quatre axes majeurs :

  1. Epidémies et boucs émissaires : comment une société peut-elle comprendre l’épidémie et la pandémie ? sont-elles des punitions divines ? résultent-elles de conspirations secrètes ? Longtemps ces thématiques ont agité les esprits. La peste noire était la réponse aux péchés des hommes ou la faute de minorités, spécialement les juifs. Sans cesse le discours entre pensée religieuses et conceptions médicales, ou hygiénistes, s’affrontent et se complètent.
  2. Maladies et Possessions : si la pandémie est une punition divine, les maladies individuelles sont-elles le résultat des manœuvres du démon ? Lier affection et causes mystérieuse est un réflexe ancien. Longtemps, l’épilepsie a été considérée comme le mal divin capable de faire pénétrer dans une dimension exceptionnelle. Mais, le plus souvent, le démon semble à l’œuvre : exorcismes, rites de purification, recours aux pèlerinage…
  3. Face à la souffrance et aux vulnérabilités : les religions ne se contentent pas de tenter d’expliquer la maladie et la souffrance, les Eglises luttent concrètement pour en atténuer les effets. Elles ouvrent des hôpitaux, engagent leurs membres aux côtés de ceux qui souffrent.
  4. Rites et croyances : se tourner vers le Ciel pour obtenir la santé est un geste ancien : prières ou rites magiques veulent attirer sur le fidèle la protection ou la guérison.

 

Affiche et programmes à télécharger ci-dessous

 

 

Axe et/ou transversalité: