Présentation Axes du Contrat 2021-2025

Dans la perspective du prochain contrat, le LARHRA propose un programme scientifique qui se décompose en sept axes et une transversalité, complétés par un atelier des doctorants. Cette nouvelle architecture et les thématiques qui lui sont associées seront mises en œuvre à partir de janvier 2021, sous réserve de leur validation par les tutelles. Les grandes orientations de ce projet sont les suivantes :

 

Axe Arts, Images, Société (ArtIS)

Responsables : Paula Barreiro Lopez et Damien Delille

 

Cet axe fédère les historiens de l’art et les chercheur.ses du LARHRA partageant un intérêt pour les arts, les images et les cultures visuelles et matérielles dans les sociétés modernes et contemporaines. Dépassant le cadre de l’histoire de l’art au sens strict, les travaux menés s’inscrivent dans le domaine plus large des études visuelles et matérielles. Les différents usages et pratiques des artefacts visuels – des "beaux-arts" et de l’architecture aux arts du décor, de la photographie aux images multimédias – sont envisagés dans le champ élargi des cultures modernes, postmodernes et extra-européennes. Attentifs au dialogue entre l’histoire de l’art et les autres sciences humaines et sociales, les chercheur.ses d'ArtIS s'intéressent aux constructions historiographiques, aux statuts et aux régimes esthétiques des images et des objets, à leur fonction politique, à leur inscription dans l'espace social de la collection, de l'exposition, du musée et du marché.

 

Thématique 1 : Animal/Animalité
Thématique 2 : Corps et apparences
Thématique 3 : Matérialité / culture matérielle
Thématique 4 : Local/global

 

 

Axe Conflictualités

Responsables : Sylvène Édouard, Stéphane Gal, Jean Solchany

 

Cet axe est directement issu de l’atelier constitué fin mai 2013 autour de la thématique des sociétés en guerre. Le projet était de scruter les dimensions et répercussions économique, sociale, anthropologique et culturelle de la guerre, à différentes époques et sous les formes extrêmement diverses qu’elles peuvent revêtir. L'ambition de l’axe s’élargit désormais avec la visée de faire l’histoire des sociétés en tension, c’est-à-dire des sociétés plongées dans des situations de conflictualité minant leur cohésion, leur équilibre, leur fonctionnement, voire les principes mêmes sur lesquelles elles sont fondées et les règles fondamentales qui les régissent. Les conflictualités agissent comme des révélateurs, provoquent questionnement et redéfinition dans tous les domaines, et engagent les individus comme les sociétés dans les mutations ou des phases de transition plus ou moins longues. Le champ chronologique considéré va du XVe siècle au monde contemporain. Les conflictualités en question sont de nature diverse.

 

Thématique 1 : Exploration des types de conflictualité
Thématique 2 : Conflits, société et territoires de l’extrême

 

 

Axe Genre et société

Responsable : Manuela Martini

 

Tout en continuant à soutenir la prise en compte de la dimension genrée des faits historiques au sein du LARHRA, l’approche du genre développée dans l’axe s’attache à étudier la construction des positions des hommes et des femmes dans les sociétés du passé, et la perception que les protagonistes ont des rôles sexués qui leur sont assignés. En connexion étroite avec les pratiques sociales et les expériences des hommes et des femmes, on privilégiera des chronologies propres aux objets étudiés, allant du XVIIIe siècle jusqu’à la toute fin du XXe siècle et des débuts du XXIe siècle. D’un point de vue méthodologique, on prendra en compte l’intersection des catégories sociales d’âge, de classe, de « race » avec celle de genre. Les chantiers de recherche de l’axe « Genre et société » s’organisent, plus précisément, en quatre thématiques, centrées sur la France et son espace colonial mais incluant également l’Europe et la dimension transnationale.

 

Thématique 1 : Âges, travail, care
Thématique 2 : Normes, institutions, déviances
Thématique 3 : Genre, arts et cultures visuelles
Thématique 4 : Engagements

 

 

Axe Régulations : marchés, populations, circulations

Responsables : Sandra Brée et Natacha Coquery

 

Cet axe porte l'accent sur les mécanismes par lesquels des processus complexes sont régulés : économie de la régulation, histoire des institutions, étude des politiques publiques, histoire des populations. La manière d’appréhender les régulations reposera sur deux postulats principaux. 1°) La volonté de ne pas faire des États ou des institutions les seuls acteurs de la régulation. L’histoire de la régulation est conçue ici comme le produit d’une négociation, d’un échange, voire d’un affrontement entre des institutions, des administrations, des populations, des individus aux intérêts souvent divergents. 2°) L’ambition de ne pas réduire les problématiques de régulation à la seule époque contemporaine et à la seule Europe. Il convient donc d'embrasser les époques moderne et contemporaine, les échelles et différents espaces, pour mettre au jour les continuités et discontinuités du point de vue des acteurs, des processus et des enjeux de la régulation des marchés, des populations et des migrations.

 

Thématique 1 : Administration et dynamique des populations
Thématique 2 : Régulations des migrations
Thématique 3 : Marchés, entreprises, régulation

 

 

Axe Religions et croyances

Responsables : Christian Sorrel et Pierre-Jean Souriac

 

Cet axe se veut l’héritier d’une école d’histoire religieuse lyonnaise qui a marqué la production scientifique française depuis un demi-siècle. Les demandes sociales actuelles sur les questions religieuses et la place singulière de Lyon en termes d’histoire religieuse dans le paysage historiographique justifient cette position. Si ce projet vise au renouvellement d’une partie de ses champs de recherche, il se propose de poursuivre aussi des travaux déjà bien engagés. Le périmètre de l’histoire religieuse est très vaste et au sein de l’axe il est appelé à évoluer selon le profil des chercheur.ses qui le composeront. Toutefois, les membres de l’axe sont soucieux de conserver des approches ouvertes aux différentes religions et de ne pas se limiter au seul christianisme. La présence de plusieurs spécialistes de l’islam est le signe le plus évident de ce pluralisme, mais il demande encore à s’étoffer. L’histoire religieuse a aussi une dimension transversale et plusieurs des problématiques proposées trouveront des échos avec celles envisagées par les autres axes.

 

Thématique 1 : Les circulations
Thématique 2 : Les savoirs religieux
Thématique 3 : Gouvernance et Religion

 

 

Axe Savoirs

Responsables :  Axelle Chassagnette, Clarisse Coulomb

 

Cet axe s'intéresse à la diversité des connaissances théoriques et abstraites, les savoirs pratiques, techniques, administratifs, scolaires, les savoir-faire professionnels, saisis dans leur dimension historique. Il s'inscrit dans une évolution historiographique récente constituée pour partie en réaction à une histoire des sciences plus souvent produite par des philosophes, des épistémologues ou des spécialistes des sciences de la nature, et qui fondait régulièrement ses travaux sur une compréhension contemporaine des critères légitimes de production de la connaissance. La pratique, qui s'est largement imposée depuis, consistant à remplacer le terme de « sciences » par celui de « savoirs », ou à faire cohabiter les deux, permet de réintégrer celles-ci dans une compréhension plus large des régimes de production de la connaissance, soulignant notamment la continuité et l'échange constant entre les disciplines instituées et entre savoirs et savoir-faire. L'histoire des savoirs considère que la production, la validation et la transmission des savoirs relèvent de processus sociaux que l'on peut identifier et mettre en lumière.

 

Thématique 1 : Transmissions des savoirs
Thématique 2 : Savoirs, sciences et croyances
Thématique 3 : Savoirs et pouvoirs

 

 

Axe Territoire, environnement, santé

Responsables : Anne Dalmasso et Stéphane Frioux

 

L’axe s’intéresse à l’histoire des rapports entre territoires et risques environnementaux, complétée par des recherches sur les relations entre santé, expertise et environnement, et des collaborations nouvelles avec les sciences de la vie et de la santé. Il prolonge les travaux conduits sur le territoire en histoire, de la première modernité au très contemporain, le territoire étant considéré comme objet d’étude, au sens de ressource construite et appropriée par les populations, comme échelle d’analyse, mettant en œuvre des méthodes inspirées de la microstoria, et comme modalité de travail, sur le terrain et avec les acteurs. Il s’appuie sur deux points forts de la recherche en histoire des sites grenoblois et lyonnais, les territoires de montagne et les mondes urbains, dans leurs composantes tant environnementales que sociales. Abordant le territoire dans ses différentes modalités historiques de construction, il s’interroge plus particulièrement sur le rôle tenu dans ces processus par les rapports entre environnement et santé et sur les enjeux économiques de la valorisation des ressources dans l’aménagement des territoires.  

 

Thématique 1 : La construction des territoires : politiques, mémoires, conflits
Thématique 2 : territoire, santé publique et environnement
Thématique 3 : Territoires, ressources et contraintes environnementales

 

 

Transversalité

 

Histoire numérique et cultures médiatiques

Responsables : Laurent Baridon et Pierre Vernus

 

Cette transversalité marque la volonté du LARHRA de renforcer son ancrage dans les nouvelles approches de l'histoire et de l'histoire de l'art – écrite, orale et visuelle – à l'ère numérique. Elle acte le renforcement de la place donnée au numérique dans toutes ses dimensions, de la question des données à celles des images, de la production au traitement, à la conservation et au réusage. En associant les aspects méthodologiques et épistémologiques forts, notamment des réflexions autour de la modélisation et de l'interopérabilité d’une part, et de l'histoire des médias, d’autre part, elle investiguera tant les nouvelles écritures de l’histoire et de l’histoire de l’art que les nouvelles manières d'appréhender le passé et le présent des sociétés. Volontairement pensé transversal, elle appuiera aussi les programmes de recherches interdisciplinaires en cours qui intègrent ces dimensions. Elle comprend deux entités

 

1°) Axe Recherches en histoire numérique (RHN)

Responsables : Francesco Beretta et Vincent Alamercery

 

L'Axe Recherches en histoire numérique (RHN) vise à prolonger et à développer la compétence et l’expérience spécifiques au LARHRA en matière de recherche en histoire numérique, acquises depuis plus de dix ans, au sein du Pôle Histoire Numérique. Ce dernier avait permis la mise en place au sein du laboratoire d'un contexte collaboratif de recherche porté par des enseignant.es chercheur.ses et chercheur.ses à double compétence, disciplinaire et numérique. L'axe RHN entend renouveler la dynamique d’innovation méthodologique qui a été à l'origine du PHN en mettant désormais l’accent sur la recherche personnelle des membres du LARHRA avec un outillage numérique et en méthodologie numérique appliquée à la recherche en sciences historiques. L'axe s’articule ainsi autour de deux thématiques car le numérique y est mobilisé à la fois en tant qu'outil et en tant qu'objet pour la recherche en sciences historiques

 

Thématique 1 : Recherche en sciences historiques avec outillage numérique
Thématique 2 : Recherche en méthodologie numérique pour les sciences historiques

 

 

2°) Atelier Images-sons-mémoires (AtISM)

Responsables : Laurent Baridon et Isabelle Gaillard

l’Atelier Images-sons-mémoires (AtISM) vise à développer et à renforcer les travaux d’analyses des images et des sons dans la perspective d’une histoire visuelle, sonore et audio-visuelle des cultures du sensible. Il souhaite contribuer au développement des méthodologies d’analyse des corpus sonores, visuels, audio-visuels dans la perspective d’une histoire culturelle qui s’intéresse sans discrimination à tous les types de documents relevant du visuel et du sonore et plus généralement des cultures du sensible. AtISM entend concourir à la mise au jour de nouveaux corpus de sources et à leur réemploi par les chercheur.ses. L’atelier ambitionne également de contribuer à la production de documents audio-visuels, soit en proposant en ligne des restitutions audio-visuelles de ses travaux, soit en participant à l’élaboration d’œuvres audio-visuelles dans le cadre de l’écriture scénaristique ou encore de proposer à des doctorant.es cette forme de valorisation de leurs travaux.

 

Thématique 1 : Médiatisation des cultures visuelles et sonores
Thématique 2 : Patrimonialisation des sources visuelles et sonores
Thématique 3 : Cultures du sensible

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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