Journée d'études "Transmettre une fidelité (2). Collectionner la Contre-Révolution (Europe, XIXe-XXIe siècles)"

Date: 
30/11/2016 - 13:3017:30
Type: 
Journée

organisée par Paul Chopelin et Bruno Dumons à la Maison internationale des langues et des cultures (MILC), 305 rue Raulin, Lyon 7, salle 409, 

 

Cette seconde journée d’études entend poursuivre la réflexion sur les modalités d’élaboration, de diffusion et de perception des souvenirs historiques dans les milieux contre-révolutionnaires d’Europe à l’époque contemporaine. La fidélité à une dynastie ou à un combat politique trouve souvent son illustration dans l’exaltation d’un passé glorieux et la construction d’un panthéon héroïque, lui-même parfois doublé d’un martyrologe. Une première journée d’études a été consacrée en 2015 à la fabrique contre-révolutionnaire du passé comme outil de transmission d’une « fidélité en politique ». Un premier examen a porté sur les modes de circulation permettant à cette culture politique de se pérenniser sur un long XIXe siècle. Les voyages et les récits historiographiques ont largement servi cette cause, tout comme les « monuments de papier » que sont les généalogies, les armoriaux et les histoires familiales. Ils se doublent souvent de la collecte de souvenirs et de reliques qui circulent dans les familles et qui se transmettent entre générations. Comme pour les objets et les écrits de la Révolution française (Colloque de Grenoble-Vizille, 23-25 septembre 2015), l’acte de collectionner implique le désir de transmettre un souvenir et un héritage, ici contre-révolutionnaire. Il résulte souvent d’un engagement militant, allant du musée privé à la simple conservation d’objets intimes ou utilitaires, qu’il s’agisse de broches à la fleur de lys, de vaisselles à l’effigie royale et d’images de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Qui ont été ces collectionneurs, comment et sur quoi ont-ils fondé leurs éruditions, leurs techniques, leurs réseaux ? Dans quels lieux et de quelles façons ces souvenirs ont-il été exposés ? Comment certains objets, devenus reliques, ont-ils circulé dans les familles et réussi à transmettre une fidélité contre-révolutionnaire ? Ce sont ces questionnements qui seront proposés à la réflexion au cours de cette seconde journée d’études.

 

 

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