MARCHALP

Marche armée dans les Alpes 

     Projet labellisé dans le cadre des 80 ans du CNRS  

https://80ans.cnrs.fr/evenement/marchalp-des-chevaliers-dans-la-montagne/

REVUE DE PRESSE EN PIECE JOINTE

 

Nom de l’organisme porteur : Labex ITEM (Innovation en Territoires de montagne)

responsable du projet UGA-LARHRA : Stéphane GAL

Coporteur société civile : Patrick CERIA

Membres LARHRA : Perrine Camus doctorante, Emma-Sophie Mouret doctorante, Christophe Caix doctorant.

Autres membres/partenaires :

Universitaires-experts scientifiques : Gipsa-lab, Université Grenoble Alpes (Franck Quaine et Violaine Cahouët) et de l’INRIA Rhône-Alpes (Lionel Reveret) ; Pascal Brioist (univ-Tours), Nicolas Baptiste (Univ Savoie-Mont-Blanc), Daniel Jaquet (château de Morge)…

Sociétés : Cameron O’Reilly-Sociétés Bayard Production, Mégapix’Ailes, Adrénaline, Georges Jolliot artisan batteur d’armure…

Associations : Ecuyers de l’histoire, Amis de Bayard, Sabença, UICG, Etats du Velay, BOL, …

Territoires : Départements de l’Isère, des Alpes de Haute Provence, Communes de St-Paul-sur-Ubaye, Pontcharra…

Institutions : Défense Nationale

 

Durée : 2017-2019-2024…

 

Présentation du projet

Ce projet a pour but de restituer les conditions matérielles et humaines du franchissement des Alpes par les troupes de François Ier en 1515 dans le but d’en mesurer scientifiquement la performance. Il associe l’université à des partenaires issus du monde associatif et de l’entreprise.  L’archéologie expérimentale mise en œuvre ici favorise un fort rayonnement social et culturel, sinon une forme de médiation entre la recherche universitaire et la société civile.

 

 Un événement historique

Le projet MarchAlp (Marche armée dans les Alpes) part d’un événement historique qui s’est déroulé durant l’été 1515, prélude à la victoire de Marignan  (13-14 septembre 1515): le franchissement en armure, par le roi François Ier accompagné de milliers d’hommes, chevaux et canons, des cols alpins de Vars et de Larche. Des éclaireurs, guidés par le chevalier Bayard et le maréchal de la Palice, sont quant à eux passés par un autre col, probablement le col de Mary. Il s’agit pour l’époque d’une performance logistique, physique et morale extraordinaire, que l’on compare à celle d’Hannibal.

Vivre l’histoire pour mieux la comprendre

A 500 ans de distance, il s’agit pour nous de tenter de reconstituer cet effort de l’homme armé face à la montagne, afin d’en mesurer la difficulté et la véritable performance, compte tenu des équipements qui étaient ceux du XVIe siècle. D’autant que François Ier donna l’ordre à son escorte de revêtir l’armure alors qu’il se trouvait à près de 2000m d’altitude ! Comment comprendre cette initiative et son implication sur les corps et les esprits ? Ce projet relève de l’archéologie expérimentale dont les visées sont éthologiques et historiques. Outre les scientifiques, sportifs, militaires et passionnés qui se livreront à l’expérience, nous serons accompagnés par un médecin.

Il nous est nécessaire de reproduire les équipements au plus juste, d’où le choix de travailler avec un batteur d’armure (réalisation de 4 armures par Georges Jolliot, expertise Nicolas Baptiste), de confectionner des vêtements spécifiques portés sous les armures, des cottes de mailles, ainsi que des chaussures du type de celles portées par les soldats de la Renaissance (Ferey médiéval).

La présence de 4 cavaliers nous amène à nous tourner vers des spécialistes de l’univers équin et de la reconstitution : Les écuyers de l’histoire (Mickaël Sadde), qui apporteront les montures et leur équipement conforme à celui de l’époque (selle, étrier etc.)

Comprendre la relation de l’homme à la montagne 

Le projet est directement lié à l’histoire qui a mené les sociétés occidentales à apprivoiser progressivement l’espace périlleux de la montagne et la troisième dimension en général (S. Gal, Histoires verticales, Champ Vallon, 2018). Avant l’alpinisme proprement dit et les loisirs de pleine nature, ce furent très souvent des hommes de guerre, du fait de leur nombre et du matériel qu’ils transportaient, qui eurent à vaincre la pente et à faire preuve d’efforts inouïs face à la verticalité. Sans leur audace et les innovations qu’ils surent mettre en œuvre, la montagne que nous connaissons aujourd’hui ne serait pas tout à fait la même.

 

Une valeur ajoutée scientifique

Si de nombreuses expériences d’archéologie expérimentale ont déjà été réalisées autour de la période (cf. Nicolas Baptiste, Daniel Jaquet…), aucune ne s’est déroulée dans la montagne à l’échelle envisagée par MarchAlp.

Les grandes reconstitutions organisées en 2015 autour du 500ème anniversaire de Marignan n’ont pas abordé le thème du franchissement alpin de l’été 1515.

Le projet MarchAlp intéresse donc le Centre d’Etudes Supérieures de la Renaissance de l’université de Tours (Pascal Brioist) avec lequel une collaboration s’est amorcée (banque d’images, conférence en mai 2019).

 

https://www.univ-grenoble-alpes.fr/actualites/par-types/articles/article...

 

 

 

Un fort rayonnement social et culturel

La dimension mémorielle de l’événement, liée à « Marignan-1515 » et au chevalier Bayard « sans peur et sans reproche », suggère une participation élargie :

_ Aux troupes de montagne.

Il s’agit en effet de rappeler un des plus audacieux faits d’armes de l’armée française, qui combine le franchissement logistique de l’armée de François Ier avec le raid lancé par le chevalier Bayard et le maréchal de La Palice en juillet-août 1515. Lequel raid conduisit à la capture de Prospero Colonna, général de la cavalerie ennemie.

La réussite du franchissement des Alpes et la capture de Colonna firent reculer les Suisses qui gardaient les passages les plus attendus. Ce premier succès permit au roi de France de prendre l’ascendant moral sur ses adversaires. Au point que, pour Machiavel, la victoire de Marignan avait été gagnée dans les Alpes grâce à l’audace du franchissement qui avait fait reculer les Suisses et douter leurs alliés.

Il est opportun que des militaires français du XXIe siècle, spécialisés dans le milieu montagnard, s’associent à une telle marche. On peut imaginer une rencontre fraternelle avec des Alpini, le col de Mary étant situé à la frontière franco italienne. La victoire de Marignan ne fut d’ailleurs possible qu’avec l’arrivée d’un secours vénitien au matin du 14 septembre 1515. Contact a été pris avec le Lieutenant-colonel Nicolas Fournage.

En outre, une marche de militaires d’aujourd’hui aux côtés d’hommes d’armes équipés comme au XVIe siècle, permettra de mesurer le bond technologique et de comparer l’effort physique et moral en fonction de l’équipement de chacun.

 

_ Au grand public : Le thème et l’esprit du projet favorisent une ouverture à un très large public. La marche est ouverte à toute personne qui serait intéressée, à condition de respecter les exigences de la dimension scientifique, à savoir un costume strictement conforme à l’époque.

L’association des Amis de Bayard est partie prenante de l’opération, ainsi que la troupe des Etats de Velay, qui pourront fournir figurants et éléments de la logistique.

Un campement, installé à Maljasset, sera visitable par le public qui ne participera pas à la marche, mais pourra s’informer sur les techniques (armes, vêtements etc.) et le mode de vie de l’époque.

La commune de Saint-Paul-sur-Ubaye prête son concours à l’organisation sur place de l’événement (Robert Estachy).

L’association Sabença, de Barcelonnette, aide à la communication.

L’UICG (Université Intercommunale du Grésivaudan) prévoit une conférence dont les frais d’entrée seront reversés au projet (avril 2019).

 

Un Documentaire TV

La réalisation d’un documentaire vidéo de 52 minutes reprenant l’expérience scientifique dans une démarche pédagogique de vulgarisation est amorcée : « Des chevaliers dans la montagne » est destiné aux grandes chaînes TV comme Arte, France télévision etc. Des images de la marche reconstituées et des fictions de celle de 1515, ponctuées d’interviews d’experts internationaux, permettront de faire comprendre la performance de l’été 1515 à un très large public.

 Il s’agit d’une coproduction entre la société Mégapix’ailes, la société Bayard Production et la société Adrénaline. Réalisation Fabrice Hourlier.

Un dossier de production a été préparé, un premier scénario a été écrit, les premières images tournées.

https://www.megapixailes.com

 

 

Objectifs du projet et résultats escomptés

Objectif 1 :

Produire de nouvelles connaissances : fondées sur la documentation archivistique et l’observation éthologique, toutes les informations récoltées permettront de mieux comprendre l’effort de l’homme armé face à la nature, ainsi que l’appréhension de la montagne au XVIe siècle, tant par la technicité liée au matériel utilisé que par les représentations que les hommes se faisaient d’elle.

Objectif 2 :

Evaluer le matériel : le matériel, fabriqué spécifiquement pour l’opération, sera testé en laboratoire biomécanique  par le Gipsa-lab, Université Grenoble Alpes (Franck Quaine et Violaine Cahouët) et de l’INRIA Rhône-Alpes (Lionel Reveret) et sur le terrain dans des conditions proches de celles de 1515 : efficacité mécanique du matériel, amplitude des mouvements, adaptations nécessaires : descente de cheval, pose de certaines parties de l’armure (casque, parties basses etc.)…

Objectif 3 :

Mesurer l’effort humain : tests physiques et incidences physiologiques. Mesures sur la journée de marche, en montée et en descente, à pied et à cheval : rythme cardiaque, effort respiratoire, sudation, hydratation…

Objectif 4 :

Diffuser largement la connaissance : conférences, expositions etc.

Un documentaire vidéo est amorcé, qui reprend l’expérience scientifique dans une démarche pédagogique de vulgarisation : « Des chevaliers dans la montagne ». Coproduction entre la société Mégapix’Ailes, Bayard Production (Cameron O’Reilly) et la société Adrénaline.

 

Très large public visé : scientifiques, passionnés, grand public, scolaires…

 

Calendrier de réalisation du projet 

  • Etape 1 : année 2018 : Mise au point du matériel. Réalisation des armures, confection vêtements, cottes de mailles et chaussures. Nombreux déplacements pour choix des artisans, essayages et achat du matériel.

                                 : Collecte de la documentation : recherches en archives, recours à des experts (armures, chaussures), organisation d’une journée d’étude (LARHRA-Labex, le 16 novembre 2018, MSH de l’Université Grenoble Alpes) sur le thème de La marche armée (5 spécialistes invités).

  • Etape 2 : début année 2019 : Tests du matériel et expériences biomécaniques. Communication autour de l’événement (conférences, interviews…). Animation Forge-musée de Pinsot (Isère)
  • Etape 3 : 5, 6 et 7 juillet 2019 : Réalisation du projet de marche armée en montagne. La marche proprement dite aura lieu au cours des journées du 6 et 7 juillet. Le 5 étant réservé à la préparation sur place. Le 7 à Maljasset sera ouvert à l’accueil du public (spectacles, conférences, expositions, concerts etc.).
  • Etape 4 : 2020 : Valorisation du projet : séminaires scientifiques de restitution, conférences, articles, finalisation du documentaire vidéo reprenant l’expérience scientifique…
  • Etape 5 : vers 2024 : Dans la perspective des commémorations Bayard de 2024 (500ème anniversaire de sa mort), des expositions et peut-être un musée ou mémorial se mettront en place, en collaboration avec le conseil départemental de l’Isère (Anne Cayol-Gerin, Olivier Cogne). Pour ces occasions, il est prévu de confier des objets de la reconstitution de la marche de 2019, dont armure, à l’association Les Amis de Bayard.

 

 

Lieu et itinéraire de la réalisation  

Col de Mary, Alpes de Haute Provence : départ de Maljasset (1910m), marche jusqu’au col (2641m) et franchissement de la frontière franco italienne. Nuit près de la bergerie de Chiappera (Italie, env. 2000m). Puis retour : arrivée prévue en fin de matinée début d’après-midi à Maljasset.

Les 2 porteurs du projet seront sur place du 30 juin au 14 juillet afin d’assurer le suivi de la logistique (location des gîtes au Val Brémond (M et Mme Simeoni).

Des rations de pain (2 miches de 1kg), lard et fromage seront distribuées aux marcheurs le 5 juillet par les organisateurs. Ces rations constitueront les repas des journées de marche du 6 et du 7.

Chaque marcheur doit prévoir son eau/vin pour les 2 journées de marche. Des réserves d’eau complémentaires seront portées par 2 mulets (+ couvertures et matériel vidéo).

 

Blog : https://www.megapixailes.com/docu-chevaliers-dans-la-montagne/

Mot de passe : Bayard