L'agitation sociale
au début du XIXe siècle



 Les insurrections de Lyon ,

affichette pour la publication de l'ouvrage de Jean-Baptiste Montfalcon
sur les révoltes des canuts de 1831 et 1834.
Archives de Lyon, 16 Fi 468

Le conseil des prud'hommes constitue un acteur et un enjeu important de la période qui court entre les deux insurrections lyonnaises de 1831 et 1834. Celle de novembre 1831 peut être lue comme une réponse des canuts au refus manifesté par les fabricants de reconnaître le tarif minimal issu d'une conciliation prud'homale en octobre.

La principale concession du pouvoir fut une réforme du conseil des prud'hommes : le nombre de conseillers passe de 15 à 25 et, surtout, les exigences électorales sont abaissées par l'ordonnance royale du 15 janvier 1832.

Les canuts, qui avaient obtenu que les séances de jugement soient publiques, tentèrent alors de modifier le rôle du conseil pour en faire une sorte de tribunal industriel dont les décisions auraient force légale. Il en résulta une crise de l'institution et une seconde réforme favorable aux fabricants (ordonnance royale du 21 juin 1833).

Après cet échec les tisseurs privilégièrent une autre voie pour faire valoir leurs droits : la grève et les associations ouvrières.




Les tarifs



Affiche de l'arrêté du préfet du Rhône
suite
à l'ordonnance royale
du 15 janvier 1832, 31 mars 1832.