Le décret du 27 mai 1848, complété par celui du 6 juin, entendait réorganiser les prud'hommes sur une base égalitaire et démocratique. Il établissait en effet la parité entre patrons et ouvriers et élargissait le corps électoral : les ouvriers ne payant pas patente étaient désormais électeurs et éligibles. Il prévoyait aussi un système assez complexe de désignation croisée et à deux degrés des conseillers patrons par les ouvriers et réciproquement.

A Lyon, cette réorganisation fut précisée par un décret du 4 avril 1850, mais de fortes résistances se manifestèrent contre la réforme et le fonctionnement du conseil fut perturbé. Finalement, un nouveau décret (2 mars 1852), replaçait temporairement le conseil des prud'hommes de Lyon, ainsi que celui de Saint-Etienne, sous le régime antérieur à 1848.

Au début du Second Empire la loi du 1er juin 1853, confirmait la fin de cet épisode révolutionnaire. Le président et le vice-président étaient désignés par l'empereur, les conditions d'accès au scrutin étaient restreintes mais les ouvriers conservaient le droit de voter et de se faire élire.

La Troisième République revient aux principes de la Seconde République et instaure l’élection des président et vice-président selon le système de la parité en 1880 ;  les femmes deviennent électrices en 1907 et éligibles en 1908.