MOSARE : Mobilisation des Savoirs pour la Réforme Administrative (XIXe-XXe siècles)

Colloque "Observer, normaliser et réformer la société du premier XIXe siècle
Joseph-Marie de Gérando (1772-1842) au carrefour des savoirs"colloque_gerando

 

Jeudi 31 mai & le vendredi 1er juin 2012

 

 

Université de Lille 3 – Villeneuve d’Ascq
Salle de séminaire de l’IRHiS
A3 101

Comité d’organisation : Jean-Luc Chappey (Université Paris I Ea 127/IHRF-UMS 622), Carole Christen (Université Lille 3/ UMR 8529- IRHiS), Igor Moullier (ENS Lyon - LARHRA) 

voir le programme du colloque

   tirée de F.E Jomard, Discours sur la vie et les travaux du baron de Gérando,Paris, Schneider et Langrand, 1843.

 

Description

  • Coordinateurs : Renaud Payre (Triangle) pour le projet Mosare et Igor Moullier (Larhra) pour l’axe 1 portant sur le premier XIXe siècle.
  • Type de projet : ANR
  • Sigle : MOSARE
  • Membres de l’équipe : Bruno Delmas, Nicole Brondel, Denise Ogilvie, Dominique Margairaz, Marie-Cécile Thoral.
  • Site du projet MOSARE

Présentation

ANR_Mosare_IllustratrionDans le cadre de Mosare piloté par le laboratoire TRIANGLE, le LARHRA est l’un des partenaires, avec le Centre Marc-Bloch (Berlin), plus spécialement chargé de l’axe de recherche portant sur le premier 19e siècle.

Le projet Mosare vise à observer le processus complexe d’autonomisation de l’administration, à travers la mobilisation de savoirs par les administrateurs. Ces savoirs sont des marqueurs de circulations diverses et variées entre plusieurs scènes : une scène transnationale, une scène nationale et une scène locale. Ainsi nous souhaitons observer les effets de ces circulations sur les transformations de l’administration.

Ce processus d’autonomisation n’est toutefois pas envisagé de manière linéaire. Le projet s’articule autour de l’étude approfondie de trois moments (1815-1848 ; 1880-1914 ; 1950-1980) qui rendent compte d’une transformation des frontières entre administration et gouvernement. Chacun de ces moments renvoie à un rapport administrer/gouverner particulier, à un type de savoir spécifique valorisé au sein de l’administration (droit, économie, sciences sociales), à des (r)évolutions techniques, ou enfin à des éléments politiques comme la recherche de nouvelles formes de légitimité liées notamment à des changements de régime politique. Le projet se penche sur la production et l’incorporation de savoirs pour l’action publique et de savoir-faire destinés au perfectionnement et à la rationalisation de l’action politico-administrative. Non seulement ils révèlent et véhiculent des représentations constitutives de l’action administrative mais ils peuvent rendre possible l’innovation administrative et les transformations de l’administration. Les savoirs sont ainsi saisis comme des marqueurs et porteurs de l’autonomisation administrative.