Le Pôle histoire numérique

Projet

Le contrat du LARHRA actuellement en cours (2011-2015) définit la mission du Pôle histoire numérique dans ces termes:

« contribuer à associer le laboratoire et ses membres à la révolution numérique en cours et à susciter leur réflexion à ce sujet ; mettre en place des outils de travail collectifs.

Les possibilités ouvertes par les digital humanities amèneront dans une ou deux générations un changement radical de la manière de travailler en histoire, grâce à des formats de balisage de l'information disponible sur le web, à des outils de gestion de bases de données, de cartographie, d'édition digitale des textes, d'analyse factorielle et statistique, etc., toujours plus performants et adaptés à nos recherches. Il faut donc consentir à un gros effort, à la fois intellectuel, en temps et en matériel, si on souhaite s'inscrire dans ce processus en évolution continuelle». 

Réalisations 

L'équipe du Pôle histoire numérique a mis en place une plateforme numérique permettant aux chercheurs individuels et aux projets collectifs, financés ou non, de disposer d'un environnement de travail adapté à toutes les étapes du traitement de l'information historique : du dépouillement des archives, à la transcription des textes, à la saisie des données, à leur visualisation, à leur interrogation, à l'exportation des résultats, à l'application aux données des outils numériques (statistique, analyse des réseaux, cartographie, etc.), à leur publication sur Internet.

La finalité de ce projet est double : d'une part, il s'agit d'offrir aux étudiants, aux doctorants et aux enseignants-chercheurs quelques outils numériques performants, sans qu'ils doivent eux-mêmes se transformer en programmeurs ; d'autre part, un stockage collaboratif de l'information permet l’interopérabilité et la réutilisation des données, par conséquent leur valorisation et leur pérennisation. De cette façon, les données produites au cours d'un projet financé par l'ANR seront stockées selon un modèle – défini en concertation avec les porteurs du projet – plus ouvert et générique que celui qu'ils auraient spontanément adopté, ce qui permettra, une fois leur projet abouti, et leurs données exploitées par eux-mêmes dans leurs propres publications, de mettre ces données dans le circuit de l'ensemble des utilisateurs. Les étudiants, ou d'autres collègues, pourront ainsi les compléter et les soumettre à d'autres interrogations issues d'autres problématiques. Les données vont ainsi continuer à être enrichies et utilisées même après la fin du projet.

Il fallait donc construire un système ouvert, générique et modulaire permettant, d'une part, d'accueillir tout type de données et, d'autre part, d'utiliser chaque fois que possible les outils logiciels existants et d'adopter les standards actuels tant en informatique qu'en humanités digitales. De plus, il fallait que cette plateforme soit conçue par les historiens eux-mêmes, en collaboration avec les informaticiens, pour qu'elle corresponde effectivement aux pratiques de cette discipline.  

La plateforme numérique désormais disponible au LARHRA a été construite autour de trois piliers : un modèle de données permettant de construire une base de données collaborative (BHP), prête à accueillir tout type de données, relevant de toute discipline : prosopographie, histoire quantitative, histoire intellectuelle, etc. ; un système d'information géographique (SIG) permettant d'intégrer directement la dimensions spatiale dans la recherche ; une pratique individuelle couplée avec une structure informatique permettant de produire des textes digitaux (notes d'archives, transcriptions, éditions de documents) selon la sémantique de la Text encoding initiative, intégrant les identifiants de la base de données et permettant ainsi l’interopérabilité entre textes codés selon cette méthode et données récoltées dans la BHP.

La modalité concrète retenue afin de réaliser ce programme, la méthode appliquée, est celle préconisée par le projet « Système modulaire de gestion de l'information historique » (SyMoGIH). Cette méthode n'est pas exclusive, et chacun est libre de l'utiliser ou non ; mais elle permet de construire des outils numériques collaboratifs et elle a par conséquent été retenue pour atteindre le but imparti. Le choix de la méthode relève d'une démarche scientifique : suite aux expériences récoltées depuis 2007, il a apparu à l'équipe du Pôle histoire numérique que cette démarche, parmi celles possibles, était adaptée afin de produire un support efficace à la recherche historique au niveau d'une institution de recherche de la dimension du LARHRA.

Certaines parties et outils plus génériques de cette plateforme sont mises à la disposition de l'ensemble des membres du Laboratoire, même s'ils ne participent pas au projet SyMoGIH : tous peuvent ainsi profiter, s'ils le souhaitent, des ressources produites collectivement. Nous avons ainsi mis en place une bibliographie collaborative ; un gazetteer (dictionnaire des lieux) et un géo-catalogue recensant nos ressources SIG, notamment au service des formations en cartographie ; un blog sur la plateforme des carnets de recherche Hypothèses ; un système de wikis modulables par projet et un logiciel de gestion de projets (Redmine). Ces outils (cf. Documentation) sont accessibles aux membres du Laboratoire qui en font demande (en s'adressant à l'un des membres du Pôle histoire numérique ou à son responsable). Des formations collectives et suivis individuels sont proposés à tous les membres du Laboratoire qui souhaitent les utiliser. La publication d'une partie du contenu de ces outils est prévue pour l'année 2013.


Membres permanents et temporaires

Responsable : Francesco Beretta, chargé de recherche au CNRS

Vincent Alamercery, historien, IE ENS de Lyon, Sylvain Boschetto, informaticien, Technicien CNRS, Claire-Charlotte Butez, géomaticienne, IE CNRS, Christine Chadier, secrétaire de rédaction, édition numérique et documentation, Université de Lyon 3, Henri Chamoux, historien, IE ENS de Lyon, Djamel Ferhod, informaticien, IE CLD CNRS, Séverine Gedzelman, informaticienne, IE CNRS, Yves Krumenacker, professeur à l'Université Lyon 3, Emmanuelle Picard, maître de conférences à l'ENS de Lyon, Pierre Vernus, maître de conférences à l'Université de Lyon 2.

Doctorante

  • LETRICOT Rosemonde, "Journal de Léonard Michon, notable lyonnais (1675-1746). Édition critique numérique" dir. Bernard HOURS

Documentation

Accès à la Documentation.



Dernière modification mercredi 18 septembre 2013 par C. Lorgeré




 

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Dernière mise à jour du site le vendredi 18 avril 2014 (18:13) +